mardi 29 janvier 2008

Kingdom Hearts : Aria of Sorrow

La première fois qu'Adrien rencontra Obéron, c'était il y a treize ans.
Dans un rêve.
Cinq années avant sa rencontre avec le seigneur des fées, le futur professeur s'était éveillé à un étrange pouvoir. Il devint ce qu'il appelait aujourd'hui familièrement un rêvoyageur: un genre de globe-trotter des rêves. Il ne se souvenait pas des circonstances qui l'ont amené à développer ce don, mais depuis, à chaque fois qu'il s'endormait, il s'adonnait au dreamstalking: il entrait et espionnait les rêves des autres.
C'est donc âgé de 9 ans, (lors d'une nuit d'été, plus précisément) qu'Adrien pénétra, au hasard de ses pérégrinations, dans les songes d'Obéron. Enfin, plutôt que de songes, il fallait plutôt parler de non-songes. Ce dernier était un plan de ténèbres qui semblait s'étendre à l'infini. Un froid extrême et un profond silence emplissaient cet endroit, comme si il s'agissait d'un songe inhabité; un songe aussi bien fuit par les rêves que par les cauchemars. Ce vide, cette sensation de néant, était des plus oppressant pour l'enfant qu'était Adrien. Il cherchait au plus vite à s'en sortir, mais la peur l'empêchait de garder son calme et de se concentrer pour quitter cette dimension. Ou peut être qu'autre chose le forçait inconsciemment à rester. Après tout, il était forcément dans le rêve de quelqu'un. Il ne lui était jamais arrivé, jusqu'à présent, de tomber sur des endroits sans aucun propriétaire. Alors Adrien chercha et chercha encore dans cette infinité de désespoir la présence d'un individu.
Et il le trouva.
Un jeune homme emprisonné dans une sphère d'obsidienne. Cette dernière brillait d'une étrange lueur obscure qui arrivait à être mise en valeur en dépit des ténèbres environnants. L'emprisonné(qui avait, à l'époque, les cheveux d'un blond vénitien qui semblaient tout droit sortir d'une peinture de la Renaissance) était recroquevillé en position fœtale dans la sphère. Il ne semblait pas conscient de la présence d'Adrien. Aussi, ce dernier s'approcha de la sphère et la toucha.
Immédiatement, des chaines surgirent littéralement de la prison. Des chaines cloutées. Elle s'entrelacèrent et s'enroulèrent rapidement autour d'Adrien, lui infligeant des douleurs insoutenables. Adrien émit alors un cri semblable à une plainte d'outre-tombe. Un cri à faire trembler les banshees elles-mêmes. Un cri suffisamment strident et puissant pour réduire en cendre les chaines cloutées et briser la sphère d'obsidienne. Un cri suffisant pour sortir(sans le tuer; la sphère avait encaissée la majeure partie des vibrations sonores) le blond vénitien de la torpeur éternelle dans laquelle il semblait être. Mais un cri pas assez puissant pour dissiper les ténèbres de ce songe.
Une fois que les deux êtres avaient repris chacun leurs esprits, les présentations commencèrent.
L'enfant qu'était Adrien se présenta du mieux qu'il pouvait, encore intimidé par l'être qu'il avait en face de lui : une beauté proprement stupéfiante pour un homme. Non. Pour un humain.
Ce que cet homme n'était pas.
En effet, Adrien remarqua ce qui semblait être les vestiges d'une paire d'ailes à son dos. Signe que la personne qu'il avait en face de lui appartenait à une autre race d'humanoïdes. L'humain supposa que les ailes étaient tombées en décrépitude par le passage du temps ou l'absence d'alimentation. Et pourtant, ces ailes dans un triste état n'altéraient en rien l'aura de puissance qui émanait de cet homme.
L'ex détenu se présenta à son tour. Du moins il énonça le peu de choses dont il se souvenait pour l'instant. Sa longue détention ayant créée des verrous psychiques qui l'empêchaient de se souvenir de tout et qui mettraient surement un certain temps avant de se dissiper.
Mais il savait au moins qu'il était le roi des Ombres et des Fées, Obéron. Fils de la fée Morgane et de Jules César. Il était âgé d'un peu plus de deux millénaires et était enfermé dans ce néant éternel depuis trois siècles(Adrien lui avait annoncé l'époque dans laquelle ils étaient). Il ne se souvenait pas des circonstances exactes ayant amené à son emprisonnement, mais il se souvenait clairement d'une chose : sa femme, Titania et son meilleur ami, Robin(qu'il surnommait Puck), avaient été tués à ce moment là.

À suivre...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah bah voilà, ça avance, et au moins on attend pas 3 mois pour avoir la suite ^^.

Dans l'ensemble c'est très bon, cependant:
- une tite faute de frappe (Une jeune homme)
- "il était forcément dans le rêve à quelqu'un": soit c'est un effet de style dû à l'âge d'Adrien et c'est très bien vu, soit c'est une belle faute de langue et faut remplacer le à par un de :p

- "Le cri qu'émit alors Adrien était semblable à une plainte d'outre-tombe." Là je crois qu'on a un petit problème de concordance des temps; soit tu mets tout au passé simple, mais ça te donne un truc bizzare, enfin je trouve que ça sonne pas totalement juste, question de goût sans doute; soit tu passes tout à l'actif et c'est tout de suite plus lisible " Adrien émit alors un cri semblable à une plainte d'outre-tombe".

Et pour le titre de ce "chapitre", autant je vois la référence à Kingdom Hearts avec la "coquille" qui servait de prison à Obéron, tout comme les chaînes, autant la référence à Castlevania je vois pas, mais faut aussi dire que je suis beaucoup moins calé en Akumajou Dracula qu'en Kingdom Hearts :)

Sinon ça donne envie de lire la suite, en espérant du dialogue direct, même si je suppose que le style est aussi là pour accélérer les scènes ? (Ellipse sur le dialogue pour rendre le tout plus dynamique, ce qui donne un côté légende aussi...)

PS: Longuest Com Ever XD

Navym a dit…

Alors déjà merci d'apporter ton avis et des corrections. Ça aide énormément ^^

- okip j'corrige pour la faute de frappe. :p
- c'est exactement un effet de style pour le langage: j'me suis inspiré du style d'écriture des auteurs George R.R. Martin (Le Trône de Fer) et Neil Gaiman (De Bons Présages) qui adaptent la façon de raconter certains passages en fonction de l'age du personnage de point de vue ^^

- pour la phrase avec le cri, j'dois avouer que j'ai cherché à mettre absolument tous ces mots dans une même phrase et du coup en cours de route j'me suis emmêlé les pinceaux au niveau des temps. Donc je vais prendre l'option “Adrien émit alors un cri semblable à une plainte d'outre-tombe” ;)

- Pour le titre du chapitre, hmm t'es autant avancé que moi. ^^; On va dire que pour je ne sais quel raison, ça m'a fait pensé à du Akumajou Dracula(mais je suis réellement incapable de me souvenir en quoi -_-). Peut être qu'il faut plus faire attention au titre qu'au contenu des jeux: du genre la solitude et l'affliction représentées par cette dimension et ce qu'endurent les personnages. Bref, il faut plus y voir un simple clin d'œil au titre qu'une réelle référence. ^^

- Oui le style indirect est volontaire pour cette partie ^^ J'avais envie de faire passer ce passage de façon rapide mais cependant complète. En fait tout ce billet m'a posé problème. Pas dans l'écriture: comme d'habitude ça a plutôt été très fluide et l'inspiration est venue rapidement. Seulement je ne savais pas trop si je devais raconter ça maintenant ou plus tard. De même que je ne savais pas trop comment gérer ce "flash back": rester très évasif et expliquer les grandes lignes en trois phrases, ou bien détailler super grave. Et comme j'ai envie de maitriser la taille de la nouvelle(comprendre donc que je n'ai pas envie de faire trop trop long, de peur que ça finisse par devenir une sorte de mini roman, ce que je ne souhaite pas ). Et puis j'avais peur de trop en faire(surenchère de puissance Eternal-Mangekyô-Sharinganesque :p). Et c'est l'und es exercices les plus durs que d'être auto-critique et pas succomber au "ah ouai si j'faisait ça?! Et puis ça aussi! Et là on va faire ça: ah oui ça serait trop tip top méga cool de la mort qui tue!!!!!!!!" :p

Bref, bref, effectivement Longuest Com Ever :p
RDV donc pour un prochain billet ;)

Navym a dit…

J'ai quand même corrigé le "à" en "de" dans la mesure où, dans ce passage au style indirect, y'a pas vraiment beaucoup(voir pas du tout) de passages où on remarque que c'est du "parler comme un enfant" au niveau du langage et des pensées d'Adrien. :p