Elle est écrite en mode jardinier ; id est, en totale improvisation, sans savoir la fin, ni le plot twist de fin, si chute il y a.
C'est plus une épreuve d'improvisation, pour voir où me mène la jeune femme aux cheveux blonds qui manage ma mémoire :p
Bref, enjoy ^^
C'était un après
midi d'apocalypse.
DJ météo, très
respectueux des traditions, n'avait pas lésiné sur les moyens pour
faire de ce moment le point d'orgue de la fin du monde. Un mix de
vents hurlants, de grêle percutante, de foudre déchirante, et
cetera, le tout accompagné de vaches et de voitures volantes en
featuring.
Au cœur de ce
maelström se trouvaient un homme ailé, un ado, une jeune femme et
une pile de cadavres.
Leurs noms étaient Bragiel, Balthée,
Perse et une-pile-de-cadavres
L'ange1,
un blond vénitien aux yeux gris-vert et à la barbe auburn, portait
un kilt que les bourrasques ne cessaient de malmener2.
Hormis un holster d'épaule à double étui, il était torse nu et
possédait un physique d'athlète. Il avait les bras croisés, un
pistolet automatique dans chaque mains, et affichait un sourire
effronté en dépit de la boue, des feuilles mortes et de la pluie
battante qui le recouvraient.
Le jeune garçon
ressemblait à rien. Il avait le teint blafard, des cernes et les
joues creuses.
Aucune description de
la femme ne sera donnée3.
Elle était dangereuse et extrêmement susceptible.
Une demi-heure plus
tard, rien n'avait changé. Bragiel continuait de sourire, Balthée
ressemblait au vainqueur du concours "passer une nuit blanche au
pôle Nord", Perse semblait toujours sur le point d'exploser et
il y avait toujours une satanée pile de cadavres à leurs pieds.
Balthée brisa la
glace :
« Euh... Je
pense qu'on a assez attendu, non ?
– Tant que les
intempéries perdurent, ce n'est pas finis, répondit Perse.
– Faut-il vraiment
prendre au pieds de la lettre la prophétie ?
– Tu te souviens
des termes exacts ?
– Non.
– Moi non plus. »
Ils se tournèrent
vers Bragiel qui haussa les épaules. Il se contenta de suggérer :
« Hmmm, aucun
d'entre nous ne se souvient de la formulation, mais bon, comme
Couette-Couette... »
Un regards mortel
transperça de part en part tous les organes vitaux de Bragiel. Ce
dernier fit comme si de rien n'était. Au contraire de la météo
qui, durant une fraction de seconde, sembla cesser de s'agiter.
« … je suis
d'accords d'attendre que l'orage passe. Dans les films la fin du
monde a lieu quand l'éclaircie revient. Je ne vois pas pourquoi ça
serait différend pour nous. »
Trois heures plus
tard, la situation n'avait toujours pas changée, mis à part que les
trois survivants étaient cette fois assis sur pile-de-cadavres.
« C'est encore
pire que dans un jeu, fit Bragiel. C'est horrible cette impression de
penser que l'on a réussis la quête et que la scène suivante refuse
de se lancer. On a du oublier de faire quelque chose.
– Ou juste que le
temps n'a vraiment rien à voir avec cette foutue apocalypse, 'spèce
de geek, répondit Balthée.4 »
Encore trois heures
plus tard...
« MAIS
QU'EST-CE QU'ON A BIEN PU OUBLIER DE FAIRE ! s'écria Balthée. »
1Ce
qu'il n'était pas. Dans un soucis de simplicité, si ça ressemble
à un ange (paire d'ailes, auréole et un nom qui se finit en el),
alors on appelle ça un ange.
2Pour
les curieux : non, il n'était pas à poil en dessous.
3L'auteur
tient à sa vie.
4Ça
avait réellement à voir.
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C'était un après
midi d'apocalypse. Un 30 octobre 2013 pour être exacte.
Deux jeunes hommes,
habillés façon soirée disco, se recueillaient devant une tombe,
défiant la météo et les vaches qui tombaient ça et là.
C'étaient un
Égyptien, Sélim, et un Japonais, Saïtô.
La tombe indiquait :
- un
nom, Salaün ;
- un prénom, Audren ;
- deux dates,
17/08/1989-30/10/2007, et une épitaphe en anglais :
Give a man a fire and
he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest
of his life.
—Sir
Terry Pratchett
Chose étrange, cette
inscription n'y était pas les années précédentes.
« C'était pas
en breton, avant ? s’interrogea Sélim. »
Saïtô se concentra
un peu plus sur les écritures, ses yeux semblaient comme chauffer,
en témoignait la vapeur qui s'en dégageait. Il répondit alors à
son ami :
« Ça l'est
encore. Regarde bien. La citation en anglais n'est pas présente
physiquement. »
Sélim fit exactement
la même chose avec ses yeux que son camarade, avant de se rendre
compte qu'effectivement, le message d'origine était toujours là. Il
demanda :
« Qu'est-ce que
ça veut dire ? Un message de l'au-delà ? Une blague d'un
esprit ? Audy qui tente de nous dire quelque chose ?
– Je ne sais pas,
répondis Saïtô. Mais je suis presque sur que Terry Pratchett a été
anobli après le décès de Dren. Je doute donc fort que cela soit un
message de sa part. D'autant que depuis le temps, et vu nos
compétences, on s'en serait rendus compte depuis longtemps, s'il
était encore dans l'entre-monde ou bien coincé ici.
– Ça ne coûte
rien d'enquêter. Je n'ai pas amené mes cartes, donc il va falloir
que tu te serves de tes dons d'onmyôji, si ça ne te pose pas de
problème.
– Tant que je les
utilise durant une courte période, ça ira. C'est sur la durée que
ça deviendra délicat.
– Tu as peur que ça
rameute des yôkai ?
– Plutôt que les
membres de mon clan me repèrent et comprennent que je leur ai caché
pas mal de choses.
– Toujours pas
réglée, cette histoire ? Il va vraiment falloir faire quelque
chose. Tes parents ne peuvent vraiment rien faire pour te protéger
de la branche principale ?
– A part avoir
quitté le Japon pour la France et prétendu que j'étais un talent
mineur ? Malheureusement non. Comme je te l'ais déjà dis, ils
ont le savoir, mais pas les affinités que j'ai avec l'occulte. Donc
non. Si je me fais griller, je serais emmené directement là-bas.
Mes parents n'auront pas leur mot à dire et ensuite, vive les
intrigues de famille.
– Entre ceux qui
voudront faire de toi leur marionnette et ceux qui chercheront à te
voler tes pouvoirs car tu es impure à leur yeux, ça annonce plutôt
de l'aventure excitante !
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