samedi 22 juin 2013

Appels à texte, inspiration euphorique et procrastination isolationniste

Bon, un p'tit billet concernant mon comportement concernant les appels à textes du monde de la science fiction, fantasy et fantastique.
Par appel à texte j'entends pour des nouvelles et non des romans.
En général en fouillant le net ( très souvent je vais sur le forum d'actusf, mais récemment j'ai aussi découvert Épopée Fictive) je trouve toujours un appel qui m'inspire.

Là, par un exemple, je vais vous montrer ce qui m'arrive très souvent :

DROLE DE CONTE : Et si le loup était la proie du Petit chaperon rouge ? Et si Boucle d’or était une chasseuse de monstres ? Qu’en serait-il des autres héros de notre enfance ? Détournez le texte original pour nous plonger au cœur d’un univers bien plus inquiétant qu’un simple conte pour enfant ! 

Commence l'euphorie : j'ai de l'inspiration à profusion. J'écris comme un dingue le début et tout...
Puis pouf, un gros passage à vide. Et le temps que je reprenne force et motivation, l'appel à texte n'est plus d'actualité.
Dans l'exemple ci-dessus, la deadline était le 21 juin 2013. Et ça m'arrive à chaque fois.
...
Mais bon, là je me suis dit : "pourquoi te soucier d'une deadline ? Tu n'as qu'à continuer d'écrire pour toi. La deadline a été franchie ? Qu'importe ! Tu ne soumettras pas ton texte à ceux qui ont lancé l'appel, mais tu peux quand même continuer et achever ton histoire et la partager avec ceux qui suivent ton blog." Ouai, j'me cheer up comme je peux :p

Bref, je vais donc partager avec vous ma façon de travailler pour cette histoire ^^ :

Comme je disais, l'euphorie arrive et coule à flot. Pourquoi ?
D'abord, car par le passé (genre il y a bien 4 ans) j'avais déjà pensé à revisiter certains contes. De mémoire il y avait Raiponce et la Belle au bois Dormant. Peut être aussi le Joueur de flûte de Hamelin. Mais bon, pour ces histoires là mon but n'était pas vraiment d'apporter ma vision de l'histoire, mais plutôt m'en servir pour la création de nouveaux persos, "loosely based on" comme diraient les anglophones.
Bref, j'avais donc rapidement écarté mes idées de l'époque.

Ensuite, je me suis demandé : "quel conte pourrait me convenir et pourrait comporter un plot twist qui me sauterait aux yeux directement ?"
Et, à peine cette pensée a parcouru mon cerveau que la miss Blanche-Neige m'a traversé l'esprit. Avec elle, un plot twist (que je ne vous expliquerai pas, vu que je compte le mettre en guise d'avant dernier chapitre/paragraphe :p).
Cette excitation (le fait d'avoir trouvé un conte et d'avoir une idée concernant la façon dont ça se termine) est du genre dopante ; très dopante.

S'ensuit alors le mode architecte : bien délimiter certaines choses. On est dans une nouvelle qui ne doit pas dépasser les 50 000 caractères, espaces compris. Par conséquent, je dois bien doser la taille des paragraphes, bien doser les descriptions, dialogues et possibles digressions.
Et, surtout, bien gérer le nombre de personnages.
Les personnages se divisent en quatre catégories : les principaux, les secondaires, les mentionnés et les caméos (ces deux derniers peuvent avoir un rôle important ou non). Bref, je fais un p'tit dramatis personæ, quoi. ^^

Je vais vous donner la liste :

Les majeurs : Blanche-Neige et la reine.
Les mineurs : le chasseur, les sept nains, le prince et le miroir magique.
Les brèves apparitions : le roi.
Les mentionnés : la marraine.

Pour Blanche-Neige, elle a un teint pâle de nature surnaturelle ; est-ce que cela aura un rôle à jouer dans l'histoire ? Pas forcément. Par contre elle n'est pas une simple princesse. Elle a reçu l'éducation de la part d'une marraine féérique (bah oui, qui dit princesse, dit fée) qui l'a un peu initiée à la sorcellerie (normalement ce n'est pas possible, mais la nature surnaturelle du corps de Blanche-Neige pourrait justifier ça). Par contre, pour des raisons scénaristiques, je ne peux dévoiler son rôle, à la fée. Et je ne sais toujours pas si je la représenterai de la taille d'une fée Clochette ou bien plutôt comme une fée "humaine" à la Morgane.
 Il reste aussi à déterminer son age, à Blanche-Neige : 7 ans ou bien dix de plus ? En fonction de mon choix le prince pourrait être un pédonécrophile... Brrr (oui car quand il tombe sur elle, avec son teint pâle, elle semble plus morte que vive, la miss). Je pourrai éventuellement en faire un psychopathe, ce charmant damoiseau. Du genre à collectionner les princesses mortes en les empaillant par son taxidermiste et conseiller/écuyer. Par contre c'est le genre d'intrigue que je ne suis pas sur de développer dans un format short story, mais qui serait intéressant.

Pour ce qui est du chasseur, déjà il ne sera pas ébloui par la beauté de la princesse, ni donc ne la laissera s'échapper.
Pourquoi ?
Il est gay ? Aveugle ? Il trouve une distraction (du genre il se verse de l'eau glacée ou se poignarde la main) ? Il est suffisamment expérimenté et professionnel pour ignorer la beauté de la miss ? Il dispose d'un charme qui le protège du glamour de Blanche-Neige ?
Par contre un point important : il connaît la région comme ça poche et du coup connait et s'est lié d'amitié avec les sept nains. Et donc en fonction de ce qui se passera entre Blanch-Neige et le chasseur, les nains pourraient réagir de façon extrêmement différente... héhéhé.
Concernant les nains, je n'ai pas encore d'idée quand à leurs compétences, leur relation (frères, collègues, etc.), mais bon on verra bien ce que mon cerveau trouvera. ^^

Pareil pour la reine : je n'ai pas encore déterminé ses compétences. Par contre ses motivations, si elles restent les mêmes (être la plus belle), seront quand même bien moins superficielles qu'elles ne paraissent. Il y a une raison à ce désir d'être la plus belle : que ce soit à cause d'une malédiction, ou bien d'une condition pour autre chose (voyez ça comme un succès/trophée ou une compétence à débloquer dans un jeu vidéo pour pouvoir atteindre un autre "achievement"), le but n'est pas juste "I'm the fairest, bitches !!!!"
Du miroir magique, tout ce qu'il y a à savoir c'est que c'est une créature (esprit ? ange ? fée ? humain ? démon ? autre ?) emprisonnée ou transformée (les causes et conséquences seront différentes, en fonction de ces conditions). Pareil, le background (la marâtre est-elle la propriétaire originelle, ou bien est-ce un présent, voire un butin ?) ne sera pas expliqué, si je veux me tenir au format short story (je peux changer d'avis) ; mais pour une "ultimate-extended-director's cut" version, pourquoi pas. ^^

Enfin, le roi ! Il a quand même son mot à dire dans ces histoires de fille. Je ne sais pas encore exactement comment l'introduire, mais il sera du genre sémillant, facétieux et le lecteur aura des explications quand à sa façon de gérer les conflits familliaux :p

Bref, lâchez vos coms, comme diraient les skyblogeurs ! (ça existe encore ? )

mercredi 19 juin 2013

Prélude Insane

Hmmm, histoire de vous faire patienter, j'vais vous mettre le début d'une histoire courte que j'ai commencé à écrire.
Elle est écrite en mode jardinier ; id est, en totale improvisation, sans savoir la fin, ni le plot twist de fin, si chute il y a.
C'est plus une épreuve d'improvisation, pour voir où me mène la jeune femme aux cheveux blonds qui manage ma mémoire :p

Bref, enjoy ^^





   C'était un après midi d'apocalypse.
   DJ météo, très respectueux des traditions, n'avait pas lésiné sur les moyens pour faire de ce moment le point d'orgue de la fin du monde. Un mix de vents hurlants, de grêle percutante, de foudre déchirante, et cetera, le tout accompagné de vaches et de voitures volantes en featuring.

   Au cœur de ce maelström se trouvaient un homme ailé, un ado, une jeune femme et une pile de cadavres.
Leurs noms étaient Bragiel, Balthée, Perse et une-pile-de-cadavres
   L'ange1, un blond vénitien aux yeux gris-vert et à la barbe auburn, portait un kilt que les bourrasques ne cessaient de malmener2. Hormis un holster d'épaule à double étui, il était torse nu et possédait un physique d'athlète. Il avait les bras croisés, un pistolet automatique dans chaque mains, et affichait un sourire effronté en dépit de la boue, des feuilles mortes et de la pluie battante qui le recouvraient.
   Le jeune garçon ressemblait à rien. Il avait le teint blafard, des cernes et les joues creuses.
   Aucune description de la femme ne sera donnée3. Elle était dangereuse et extrêmement susceptible.

   Une demi-heure plus tard, rien n'avait changé. Bragiel continuait de sourire, Balthée ressemblait au vainqueur du concours "passer une nuit blanche au pôle Nord", Perse semblait toujours sur le point d'exploser et il y avait toujours une satanée pile de cadavres à leurs pieds.
   Balthée brisa la glace :
   « Euh... Je pense qu'on a assez attendu, non ?
   – Tant que les intempéries perdurent, ce n'est pas finis, répondit Perse.
   – Faut-il vraiment prendre au pieds de la lettre la prophétie ?
   – Tu te souviens des termes exacts ?
   – Non.
   – Moi non plus. »
   Ils se tournèrent vers Bragiel qui haussa les épaules. Il se contenta de suggérer :
   « Hmmm, aucun d'entre nous ne se souvient de la formulation, mais bon, comme Couette-Couette... »
   Un regards mortel transperça de part en part tous les organes vitaux de Bragiel. Ce dernier fit comme si de rien n'était. Au contraire de la météo qui, durant une fraction de seconde, sembla cesser de s'agiter.
   « … je suis d'accords d'attendre que l'orage passe. Dans les films la fin du monde a lieu quand l'éclaircie revient. Je ne vois pas pourquoi ça serait différend pour nous. »

   Trois heures plus tard, la situation n'avait toujours pas changée, mis à part que les trois survivants étaient cette fois assis sur pile-de-cadavres.
   « C'est encore pire que dans un jeu, fit Bragiel. C'est horrible cette impression de penser que l'on a réussis la quête et que la scène suivante refuse de se lancer. On a du oublier de faire quelque chose.
   – Ou juste que le temps n'a vraiment rien à voir avec cette foutue apocalypse, 'spèce de geek, répondit Balthée.4 »

   Encore trois heures plus tard...
   « MAIS QU'EST-CE QU'ON A BIEN PU OUBLIER DE FAIRE ! s'écria Balthée. »

   
1Ce qu'il n'était pas. Dans un soucis de simplicité, si ça ressemble à un ange (paire d'ailes, auréole et un nom qui se finit en el), alors on appelle ça un ange.
2Pour les curieux : non, il n'était pas à poil en dessous.
3L'auteur tient à sa vie.
4Ça avait réellement à voir.
 
###

   C'était un après midi d'apocalypse. Un 30 octobre 2013 pour être exacte.
   Deux jeunes hommes, habillés façon soirée disco, se recueillaient devant une tombe, défiant la météo et les vaches qui tombaient ça et là.
   C'étaient un Égyptien, Sélim, et un Japonais, Saïtô.
   La tombe indiquait :
   - un nom, Salaün ;
   - un prénom, Audren ;
   - deux dates, 17/08/1989-30/10/2007, et une épitaphe en anglais :

Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life.
—Sir Terry Pratchett

   Chose étrange, cette inscription n'y était pas les années précédentes.
   « C'était pas en breton, avant ? s’interrogea Sélim. »
   Saïtô se concentra un peu plus sur les écritures, ses yeux semblaient comme chauffer, en témoignait la vapeur qui s'en dégageait. Il répondit alors à son ami :
   « Ça l'est encore. Regarde bien. La citation en anglais n'est pas présente physiquement. »
   Sélim fit exactement la même chose avec ses yeux que son camarade, avant de se rendre compte qu'effectivement, le message d'origine était toujours là. Il demanda :
   « Qu'est-ce que ça veut dire ? Un message de l'au-delà ? Une blague d'un esprit ? Audy qui tente de nous dire quelque chose ?
   – Je ne sais pas, répondis Saïtô. Mais je suis presque sur que Terry Pratchett a été anobli après le décès de Dren. Je doute donc fort que cela soit un message de sa part. D'autant que depuis le temps, et vu nos compétences, on s'en serait rendus compte depuis longtemps, s'il était encore dans l'entre-monde ou bien coincé ici.
   – Ça ne coûte rien d'enquêter. Je n'ai pas amené mes cartes, donc il va falloir que tu te serves de tes dons d'onmyôji, si ça ne te pose pas de problème.
   – Tant que je les utilise durant une courte période, ça ira. C'est sur la durée que ça deviendra délicat.
   – Tu as peur que ça rameute des yôkai ?
   – Plutôt que les membres de mon clan me repèrent et comprennent que je leur ai caché pas mal de choses.
   – Toujours pas réglée, cette histoire ? Il va vraiment falloir faire quelque chose. Tes parents ne peuvent vraiment rien faire pour te protéger de la branche principale ?
   – A part avoir quitté le Japon pour la France et prétendu que j'étais un talent mineur ? Malheureusement non. Comme je te l'ais déjà dis, ils ont le savoir, mais pas les affinités que j'ai avec l'occulte. Donc non. Si je me fais griller, je serais emmené directement là-bas. Mes parents n'auront pas leur mot à dire et ensuite, vive les intrigues de famille.
   – Entre ceux qui voudront faire de toi leur marionnette et ceux qui chercheront à te voler tes pouvoirs car tu es impure à leur yeux, ça annonce plutôt de l'aventure excitante !

  

The Totem Reborn

Guess who's back ? Back again !
I am back \o/ Tell ya friends !
Guess who's back, guess who's back, guess who's back !!!


Et en plus on dirait qu'il a changé de sexe ? O_o
Ah non, on me dit que c'est juste le nouveau propriétaire de ce blog. Le narrateur est le même, mais il a laissé la gestion de l'antre à cette jeune femme.
Cette femme (art by Ubi-chan), c'est l'incarnation de mon imagination.  Elle est accessoirement responsable de la surchauffe de mon cerveau, qui passe ses jours et ses nuits à penser, imaginer, créer, anticiper et fixer moult et moult univers, personnages et scenarii.

Déjà, sachez que vous devez la résurection de ce blog à l'aura de classe, à l'italienne, d'un polyglotte qui ferait un gendre idéal si vous avez une fille majeure :p

Alors je ne sais pas trop ce qui va se passer dans les jours à venir, mais je suis suffisamment motivé pour mettre le plus régulièrement à jour (ou pas... relativité quand tu nous tiens )
Quant au contenu à venir, hmmm vous verrez bien mes coquinous ¬_¬